Un chef d’entreprise qui demande « est-ce que mon site va bien ? » ne veut pas un rapport de quarante pages. Il veut savoir, vite, ce qui est cassé, ce qui coûte des clients, et par quoi commencer.
Nous avons donc construit notre propre outil d’audit express : une seule commande, une adresse de site, et un rapport en français (page web, PDF et données brutes). Sur trois sites mesurés le 11 octobre 2026, l’audit a pris 24,5 s, 25,5 s et 21,1 s, en lisant dix pages par site. Voici ce qu’il contrôle, pourquoi chaque contrôle compte pour votre activité, et ce qu’il ne fait pas.
Pourquoi 25 secondes et pas une heure
Il existe d’excellents outils qui parcourent un site entier. Nous en utilisons un pour nos audits complets. Mais sur notre propre site, selon nos relevés, parcourir 176 pages a pris 1 633 secondes, soit plus de 27 minutes.
Pour un premier diagnostic, ce n’est pas le bon outil. La page d’accueil et une dizaine de pages internes suffisent à voir les défauts de fond, parce qu’ils viennent presque toujours du gabarit commun à toutes les pages : un en-tête mal réglé se retrouve partout. L’audit express mesure donc la vitesse sur l’accueil et lit jusqu’à neuf pages internes pour le reste.
Ce qu’on mesure, famille par famille
1. La vitesse, sur mobile d’abord
L’outil lance Lighthouse, l’outil de mesure de Google, en profil mobile par défaut. Il relève les indicateurs que Google décrit comme les « Core Web Vitals » :
- LCP : le temps d’affichage du plus gros élément visible. Selon Google, il doit rester sous 2,5 secondes ;
- CLS : la stabilité de la page pendant le chargement (un bouton qui saute au moment du clic) ;
- TBT : le temps pendant lequel la page est bloquée, utilisé en laboratoire comme substitut de l’INP, la réactivité réelle ;
- et cinq pistes d’optimisation concrètes, tirées du rapport Lighthouse.
Pourquoi c’est important : le client qui cherche un artisan ou un commerce local le fait souvent depuis son téléphone, parfois avec un réseau moyen. Un site lent peut le perdre avant qu’il ait lu le premier mot. Pour comprendre ces indicateurs en détail, voir notre article sur les Core Web Vitals.
2. Le référencement : 15 contrôles
Titre et description de chaque page, un seul titre principal, hiérarchie des intertitres, adresse canonique, page bloquée par erreur à l’indexation, réglage mobile, langue déclarée, fichier robots.txt, plan du site (y compris les formats compressés et les index), données structurées, textes alternatifs des images, aperçus de partage et liens cassés.
Pourquoi c’est important : ce sont les erreurs les plus fréquentes et les moins visibles. Une page marquée « ne pas indexer » par oubli lors d’une mise en ligne disparaît de Google sans que personne ne s’en aperçoive.
3. Les moteurs de réponse IA : 10 contrôles
C’est la partie la plus récente. Les assistants IA et les réponses générées par les moteurs de recherche citent des sites. Encore faut-il qu’ils puissent les lire. L’outil vérifie :
- quels robots d’IA sont bloqués, en séparant les robots de recherche (les bloquer empêche d’être cité : à corriger) des robots d’entraînement (les bloquer est un choix : simple information) ;
- la présence d’un fichier
llms.txtconforme au format proposé sur llmstxt.org, et de sa version complète ; - le contenu visible sans JavaScript, comparé au rendu complet du navigateur : beaucoup de robots ne lisent que le premier ;
- l’identité de l’entreprise en données structurées, la fraîcheur des contenus et leur structure « citable ».
4. La sécurité : 12 contrôles
HTTPS et redirection, validité et échéance du certificat, en-têtes de sécurité recommandés par l’OWASP (protection contre l’affichage du site dans un cadre piégé, politique de contenu, etc.), contenu mixte, versions de logiciels exposées, cookies.
Pourquoi c’est important : un certificat expiré affiche une alerte rouge dans le navigateur. Le visiteur part, et ne revient pas. Depuis la version 0.2.0, un certificat invalide n’arrête plus l’audit : l’outil livre un rapport partiel et signale le certificat comme à corriger en priorité. Nous l’avons vérifié sur des sites de test publics prévus pour cela (certificat expiré, auto-signé, mauvais domaine).
5. L’accessibilité
L’outil applique axe-core, la référence libre du contrôle d’accessibilité, sur les critères WCAG de niveaux A et AA, avec des messages traduits en français.
Pourquoi c’est important : un site accessible fonctionne mieux pour tout le monde (contrastes lisibles en plein soleil, boutons assez grands, formulaires compréhensibles), et la réglementation sur l’accessibilité numérique concerne un nombre croissant d’entreprises.
Comment on sait que l’outil dit vrai
Un outil d’audit qui se trompe est pire que pas d’outil : il rassure à tort. Trois règles ont guidé sa construction :
- Chaque contrôle est testé dans les deux sens. Les tests utilisent de faux sites : un site soigné, un site négligé, un site à l’ancien encodage, un plan du site mort. Chaque contrôle doit dire « conforme » sur l’un et « détecté » sur l’autre.
- Un essai en conditions réelles a trouvé un vrai défaut. Sur un site à politique de sécurité stricte, le contrôle d’accessibilité ne parvenait pas à s’exécuter. Sans le test sur navigateur réel, l’outil aurait rendu un rapport incomplet sans le dire. Corrigé.
- Aucune donnée ne quitte la machine. Pas de clé obligatoire, pas d’appel payant, pas de télémétrie. Le rapport HTML est autonome : il ne charge rien depuis internet.
Le rapport : lisible par un dirigeant, exploitable par un technicien
Le rapport donne une note globale et une note par famille, puis la liste des points à corriger, du plus urgent au moins urgent, en phrases simples. Le même audit produit aussi des données brutes, utiles pour la suite : la version 0.2.0 sait comparer deux audits et produire une page « avant / après » à montrer après une intervention. Elle peut aussi mesurer la vitesse sur plusieurs pages (sur trois pages de notre site, l’audit complet a pris 47 secondes) et, si on lui fournit une clé, ajouter les données de vitesse réelles publiées par Google.
Ce que l’audit express ne fait pas
Soyons clairs sur les limites :
- il ne remplace pas un audit complet : il ne parcourt pas tout le site et ne mesure pas la vitesse page par page par défaut ;
- il ne juge pas votre contenu : la pertinence d’un texte pour vos clients, votre positionnement face aux concurrents ou votre fiche Google demandent un regard humain ;
- il mesure en laboratoire : sans données réelles de visiteurs, la vitesse est une simulation, fiable pour comparer, pas une vérité absolue.
C’est un outil de premier diagnostic : il dit où regarder. La suite, c’est le travail d’un professionnel qui relit, priorise et corrige. Si vous voulez ce regard sur votre site, demandez un diagnostic gratuit, relu par un professionnel avant l’envoi, découvrez notre audit SEO technique ou contactez-nous.
