Vous dirigez une TPE à Montpellier, Gignac, Clermont-l’Hérault, Lodève, Pézenas ou Béziers, et vous comparez des prestataires pour créer ou refaire votre site. Les devis se ressemblent, les discours aussi, et il est difficile de savoir ce que chaque agence fera réellement. Ce guide vous donne douze questions concrètes à poser avant de signer, regroupées en quatre parties : le cadrage, la propriété et les contenus, la mesure et la durée de vie du site, puis la proximité.
L’objectif n’est pas de désigner la bonne agence à votre place, mais de vous permettre de comparer sur des éléments vérifiables. Pour le choix d’un prestataire de référencement local, un guide distinct existe : comment choisir une agence SEO local. Ici, on parle de la création et de la refonte du site lui-même.
Première partie : le cadrage du projet
1. Qu’avez-vous compris de mon activité ?
Un premier rendez-vous utile ressemble à un entretien métier. L’agence doit vous faire parler de vos clients, de vos services les plus rentables, des zones que vous desservez et de ce qu’un visiteur doit faire sur le site : appeler, demander un devis, réserver. Si elle présente une solution avant d’avoir posé ces questions, méfiez-vous.
Demandez-lui de reformuler votre besoin par écrit. Cette reformulation devient la base du cahier des charges, et elle révèle vite si votre interlocuteur a écouté.
2. Que contient exactement le devis ?
Comparez le périmètre, pas seulement l’intitulé. Un « site vitrine » peut comprendre trois pages ou quinze, des textes rédigés ou à fournir par vous, un formulaire simple ou un suivi des demandes. Exigez la liste des pages, des fonctionnalités, des révisions incluses et de ce qui reste à votre charge.
Pour situer l’ordre de grandeur d’un projet sans chiffre à retenir, vous pouvez consulter le guide coût d’un site internet en 2026 puis les offres de création de site pour voir comment un périmètre se compose.
3. Quelles sont les étapes et qui valide quoi ?
Une agence organisée décrit son déroulé : cadrage, maquette, intégration, relecture, mise en ligne. Demandez à quel moment vous devez fournir vos contenus et vos photos, combien de retours sont prévus, et ce qui se passe si vous êtes en retard. Les délais dépendent du projet et de votre réactivité : une promesse de date ferme sans avoir vu vos contenus doit vous alerter.
Deuxième partie : propriété, comptes et contenus
4. Qui sera propriétaire du nom de domaine et de l’hébergement ?
C’est la question la plus importante. Le nom de domaine doit être enregistré à votre nom, avec une adresse que vous contrôlez, et l’hébergement doit être souscrit sur un compte dont vous êtes titulaire. L’agence peut disposer d’un accès délégué, jamais d’une propriété exclusive. Vous devez pouvoir partir avec votre site sans négociation.
Faites la vérification vous-même : demandez à qui le domaine est rattaché et quel e-mail reçoit les alertes de renouvellement.
5. Quels comptes Google serez-vous seul à administrer ?
Votre fiche d’établissement Google, votre compte Search Console et vos outils de mesure doivent être créés avec une adresse de votre entreprise, puis partagés avec l’agence avec les droits nécessaires. Google recommande d’ailleurs, lorsqu’on fait appel à un prestataire, de limiter d’abord l’accès à la lecture seule : Avez-vous besoin d’un référenceur ? - Google Search Central. Demandez comment l’agence applique ce principe et comment elle retire ses accès en fin de mission.
6. Qui écrit les contenus ?
C’est le poste que l’on sous-estime le plus. Un site sans textes précis ne répond pas aux questions de vos clients. Demandez qui rédige, qui relit, et comment l’agence récupère votre savoir-faire : photos de chantiers, exemples, questions fréquentes de vos clients. Un contenu rédigé sans vous interroger sera interchangeable avec celui de votre concurrent.
Vérifiez aussi les droits d’usage des textes et des images livrés : ils doivent vous appartenir ou vous être cédés de façon claire.
7. Les mentions légales seront-elles complètes ?
Un site professionnel doit afficher des mentions obligatoires, dont la liste dépend de votre statut. Service-public.fr les détaille pour les entrepreneurs individuels : Mentions obligatoires sur le site internet d’un entrepreneur individuel - Service Public Entreprendre. Demandez à l’agence qui rédige ces pages et qui vérifie qu’elles correspondent à votre situation, y compris pour les cookies et les formulaires.
Troisième partie : mesure, vitesse et durée de vie du site
8. Comment mesurerez-vous les demandes, pas seulement les visites ?
Un site se juge à ce qu’il apporte : appels, formulaires envoyés, demandes de devis. Demandez quels événements seront suivis, quel outil les enregistre, qui y aura accès et comment vous recevrez un compte rendu lisible. Les visites seules ne disent pas si le site travaille pour vous.
Comme pour toute mesure, l’agence doit expliquer les limites : un appel mal attribué ou un visiteur qui refuse le suivi ne sont pas comptés. Mieux vaut un tableau honnête qu’un chiffre flatteur.
9. Comment sera traitée la vitesse sur mobile ?
La majorité de vos prospects locaux vous consulte depuis un téléphone. Demandez comment l’agence limite le poids des images, le nombre de scripts et la dépendance à des modules lourds, et si elle teste le site sur mobile avant la livraison. Une réponse précise vaut mieux qu’un score vague : demandez à voir ce qu’elle mesure et sur quelles pages.
10. Qui assure la maintenance après la mise en ligne ?
Un site vit : mises à jour de sécurité, sauvegardes, corrections, évolutions. Demandez ce qui est inclus, ce qui est facturé à part, comment vous signalez un problème et qui répond. Précisez aussi ce qui arrive si vous arrêtez la maintenance : le site doit continuer à fonctionner et rester déplaçable.
11. Que récupérez-vous si nous arrêtons de travailler ensemble ?
La réversibilité se prépare avant la signature. Vous devez pouvoir obtenir le code ou l’export du site, les contenus, les images, les accès et la documentation utile. Si le site repose sur un outil propriétaire que vous ne pouvez pas emporter, vous êtes captif : mieux vaut le savoir avant.
Quatrième partie : preuves et proximité
12. Quelles preuves vérifiables pouvez-vous me montrer ?
Demandez des sites en ligne que vous pouvez ouvrir et tester vous-même, depuis votre téléphone. Consultez les études de cas de l’agence pour voir si elles décrivent un problème, une méthode et un résultat mesuré, plutôt qu’un simple catalogue d’images. Un chiffre sans source, un avis anonyme ou une promesse de position ne prouvent rien.
Si vous préférez un premier regard sur votre site actuel avant de vous engager, le diagnostic gratuit permet de repartir d’éléments observés.
Pages locales honnêtes ou pages ville en série
Certaines agences vendent des dizaines de pages « agence web + nom de ville » presque identiques. Elles se repèrent à leurs paragraphes interchangeables où seul le nom de la commune change. Une page locale utile décrit ce que vous faites réellement dans la zone : types de clients, interventions, réalisations, questions propres au territoire. Demandez combien de pages locales sont prévues, ce que chacune dira de spécifique, et quels éléments vous fournirez pour l’étayer.
Proximité : quand être reçu change quelque chose, et quand non
Être dans l’Hérault aide dans certains cas, surtout si vous attachez de l’importance à ces moments :
- l’atelier de cadrage sur place, où l’on voit votre local, vos produits et votre façon de travailler ;
- la séance photo ou vidéo de votre activité ;
- la connaissance du tissu local : concurrents, associations, annuaires et partenaires du Cœur d’Hérault ou de la métropole ;
- la formation à la prise en main du site, plus simple autour de la même table.
À l’inverse, la distance ne change presque rien pour la maquette, l’intégration, la mesure, la maintenance ou les corrections courantes, qui se font très bien par visio et par écrit. Un dirigeant de Gignac, Lodève ou Pézenas peut donc travailler avec une agence de Montpellier, ou l’inverse, sans perte de qualité, à condition que les échanges soient documentés.
Nous vous recevons volontiers près de Montpellier ou dans le Cœur d’Hérault pour un atelier de cadrage, et nous travaillons aussi à distance partout en France. Vous trouverez notre façon de travailler sur la page de WebTrafic, agence web à Montpellier, le détail de notre présence dans le département sur la page agence web dans l’Hérault et le contenu d’un projet sur création de site internet dans l’Hérault.
Encadré : les signaux d’alerte
Prenez le temps de poser des questions supplémentaires si vous rencontrez l’un de ces signes :
- une promesse de première place sur Google ou de résultats à date fixe ;
- un nom de domaine ou un hébergement enregistrés au nom de l’agence uniquement ;
- un devis sans liste de pages, de contenus ni de révisions ;
- un site bâti sur un outil dont vous ne pouvez pas exporter le contenu ;
- des pages « ville » identiques dont seul le nom change ;
- aucun site en ligne à vous montrer, ou seulement des captures d’écran ;
- une réponse évasive sur qui écrit les textes et qui mesure les demandes ;
- une pression pour signer vite, sans temps de relecture.
Un seul de ces signaux ne suffit pas à écarter un prestataire, mais plusieurs ensemble justifient de continuer à comparer.
Comment décider
Notez les deux ou trois agences retenues sur les mêmes critères : clarté du cadrage, propriété des comptes, prise en charge des contenus, mesure des demandes, maintenance, réversibilité, preuves. Choisissez celle dont les réponses sont les plus précises et dont le fonctionnement vous paraît compréhensible, pas forcément la plus proche ni la plus connue. Une agence qui accepte que vous gardiez la main sur votre site, votre domaine et vos comptes a généralement confiance dans la qualité de son travail.