Avant de mettre en ligne un site professionnel, les images méritent un temps d’arrêt : format, poids, texte alternatif. Ce guide donne une méthode concrète, sans jargon, pour préparer chaque image d’un site de PME, d’artisan ou de commerce, de façon à ce qu’elle s’affiche correctement, qu’elle participe au référencement et qu’elle ne pèse pas inutilement sur la page. Dans notre pratique, nous conseillons d’utiliser une checklist pour préparer les images et de confier au prestataire les réglages techniques du site. Une image mal préparée reste visible sur la page, mais elle peut rendre son sujet moins clair pour Google et alourdir le chargement pour le visiteur.
Trois questions se posent avant la mise en ligne : quel format choisir selon le type d’image (photo, logo, icône), comment limiter son poids sans perdre en qualité, et comment rédiger un texte alternatif qui serve réellement le référencement plutôt que de cocher une case. Ce guide s’appuie sur les recommandations publiées par Google Search Central et par web.dev, les deux références techniques citées plus bas. Chaque partie répond à une question précise, dans l’ordre où elle se pose au moment de préparer une page.
Une checklist complète, à utiliser avant chaque mise en ligne, conclut cet article. Elle peut aussi servir de point de contrôle sur un site déjà publié.
Choisir le bon format selon le type d’image
Le guide Choisir le bon format d’image (web.dev) distingue les images matricielles, comme les photographies, des images vectorielles, comme les logos ou les pictogrammes composés de formes simples. Repérer d’abord à quelle catégorie appartient une image évite de se tromper de format dès le départ. Cette distinction simple, entre image photographique et image en formes, aide à choisir le format adapté dans les sections suivantes.
Pour une photo ou un visuel riche en couleurs
Pour une photographie de vitrine, de réalisation ou d’équipe, le même guide cite des formats modernes comme WebP ou AVIF, présentés comme des alternatives au JPEG classique pour ce type d’image Choisir le bon format d’image (web.dev). Ce choix reste un réglage technique du site plutôt qu’une décision à prendre au moment de la rédaction des pages. Dans notre pratique, nous recommandons de confier ce réglage à la personne qui gère le site, car la compatibilité entre les formats et les outils de création ou de publication varie selon les cas, et de demander au prestataire, avant de livrer les photos définitives, dans quel format il les intégrera sur le site.
Pour un logo ou une icône
Pour un logo, une icône ou un pictogramme fait de formes simples, ce guide met en avant l’intérêt d’un format vectoriel, à l’image du SVG, qui reste net quelle que soit la taille d’affichage Choisir le bon format d’image (web.dev). Dans notre pratique, nous recommandons de demander ce format dès la commande d’un nouveau logo auprès d’un graphiste, pour éviter une conversion ultérieure et pour faciliter sa réutilisation à différentes tailles.
Pour une animation
Pour une animation courte, comme un bandeau qui défile, le guide de web.dev recommande de préférer une vidéo à un GIF animé Choisir le bon format d’image (web.dev). Si votre site utilise encore des GIF animés, posez la question à votre prestataire lors de la prochaine mise à jour. Une vidéo peut offrir une qualité visuelle comparable avec un fichier moins volumineux, selon l’encodage et l’intégration.
Adapter la taille de l’image à l’écran
Le poids d’une image dépend aussi de sa taille réelle, pas seulement de son format. Le guide Diffuser des images responsives (web.dev) explique qu’il est possible de proposer plusieurs versions, de tailles différentes, d’une même image, afin que le navigateur choisisse celle qui correspond à l’écran du visiteur. Ce même guide précise que cette adaptation peut réduire le volume de données transféré et accélérer l’affichage de la page Diffuser des images responsives (web.dev). Dans notre pratique, nous recommandons de prêter une attention particulière à ce réglage pour les images affichées en grand, comme une photo de bannière en haut d’une page d’accueil.
Nous recommandons par ailleurs de vérifier avec votre prestataire que cette adaptation est bien prise en charge par le thème ou le CMS du site, avant de publier de nouvelles images en grand format. Refaites ce contrôle après toute modification du thème, du CMS, des composants ou de la configuration qui traite les images.
Nom de fichier et texte alternatif : ce que recommande Google
Un nom de fichier qui décrit l’image
La documentation Bonnes pratiques de SEO pour Google Images (Google Search Central) recommande de donner aux fichiers un nom descriptif plutôt qu’une suite de chiffres générée automatiquement par l’appareil photo ou le smartphone. Un nom de fichier comme vitrine-boulangerie-montpellier.jpg renseigne davantage qu’un intitulé automatique comme IMG_2345.jpg. Ce même principe s’applique à chaque image du site, qu’il s’agisse d’une photo de produit, d’une réalisation ou d’un visuel de page d’accueil.
Un texte alternatif réellement utile
Pour une image porteuse d’information, la même documentation recommande un texte alternatif qui décrit ce qu’elle montre, en lien avec le contenu de la page qui l’entoure Bonnes pratiques de SEO pour Google Images (Google Search Central). Un exemple concret : pour la photo d’une vitrine de magasin de chaussures à Béziers, un texte alternatif utile ressemble à Vitrine du magasin de chaussures à Béziers, collection automne-hiver, plutôt qu’à un mot-clé isolé comme chaussures recopié sur chaque image du site. Toutes les images d’un site ne jouent pas le même rôle : dans notre pratique, nous recommandons de laisser l’attribut alternatif vide pour une image purement décorative, qui n’apporte aucune information propre au contenu de la page, et de décrire la fonction plutôt que l’apparence pour une image qui sert de lien ou de bouton, par exemple une icône de panier cliquable.
Pour une image porteuse d’information, nous recommandons de penser d’abord à une personne qui ne voit pas l’image, par exemple parce qu’elle utilise un lecteur d’écran : si la description lui permet de comprendre ce qui est montré, ce même texte sert de base au référencement. Un texte alternatif trop court, comme un seul mot-clé répété, nous semble alors peu utile.
Le contexte autour de l’image compte aussi
Toujours selon cette documentation, le texte présent autour de l’image, comme une légende ou le paragraphe qui la précède, aide Google à comprendre son sujet Bonnes pratiques de SEO pour Google Images (Google Search Central). Une image de réalisation isolée, sans aucun texte alentour, est donc moins facile à situer pour Google qu’une image accompagnée d’un paragraphe qui en parle. Dans notre pratique, nous recommandons de vérifier que la page parle bien du sujet de l’image, et pas seulement le texte alternatif.
Cette rédaction autour des images rejoint directement le travail de rédaction SEO de vos pages : un texte alternatif soigné ne remplace pas un contenu de page bien écrit, il s’y ajoute.
Le lien avec la vitesse d’affichage de la page
Le format d’une image et sa taille réelle influencent le volume de données envoyées au navigateur. Le guide sur les images responsives présente justement cette adaptation de taille comme un moyen d’éviter d’envoyer une image plus grande que nécessaire pour l’écran qui l’affiche Diffuser des images responsives (web.dev). Associé à un format adapté au contenu Choisir le bon format d’image (web.dev), ce réglage limite le poids des images sur une page, parmi d’autres ressources comme les polices ou les scripts.
Si vous voulez comprendre comment Google mesure la vitesse d’affichage d’une page dans son ensemble, notre guide sur les Core Web Vitals détaille les indicateurs suivis. Dans notre pratique, nous recommandons de traiter la préparation des images comme une étape à part de la mise en ligne d’un site, au même titre que la création du site lui-même ou que les aspects techniques du référencement, et de la placer après la rédaction des contenus mais avant la publication finale du site ou de la page.
Checklist avant mise en ligne
Avant de publier une nouvelle page ou un nouveau site, reprenez chaque image avec cette liste. Elle peut aussi servir de contrôle ponctuel sur un site déjà en ligne, image par image.
| Étape | À vérifier |
|---|---|
| Format | Photo : format courant ou moderne adapté au contenu ; logo ou icône : format vectoriel (web.dev) |
| Taille | Plusieurs tailles prévues pour s’adapter à l’écran du visiteur (web.dev) |
| Nom de fichier | Nom descriptif, sans suite de chiffres automatique (Google Search Central) |
| Texte alternatif (image porteuse d’information) | Décrit ce qu’elle montre réellement, en lien avec la page (Google Search Central) |
| Texte alternatif (image décorative ou cliquable) | Laissé vide si l’image est purement décorative ; centré sur la fonction si elle sert de lien ou de bouton (recommandation interne) |
| Contexte | Image entourée d’un texte ou d’une légende qui précise son sujet (Google Search Central) |
| Qualité visuelle | Image nette, non étirée ni pixelisée |
Si cette checklist révèle plusieurs cases à cocher sur un site déjà en ligne, elle rejoint les autres points techniques couverts par notre checklist de référencement local, à parcourir également.
Ce qu’il faut retenir
Le format, le poids et le texte alternatif d’une image ne se traitent pas séparément : ils relèvent de la même préparation, avant la mise en ligne d’un site ou à chaque nouvelle page ajoutée en cours de vie du site. Cette préparation rejoint d’autres sujets techniques du référencement, comme ceux couverts par nos services de référencement technique ou de rédaction SEO.
Si vous souhaitez un regard extérieur sur l’état actuel des images de votre site, ou sur sa vitesse d’affichage dans son ensemble, contactez notre équipe pour en discuter.